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Female Exhibitionists

un travail de

 

SATAN IN THE GROIN

exhibitionist figures on
mediæval churches

Satan in the Groin

TEXT  BY  ANTHONY WEIR

updated June 2026

Male Exhibitionists

bénédictin


female exhibitionists (sheela-na-gigs)
sitemap
list of irish sheela-na-gigs
irish phallic pillars


SUMMARY


introduction en langue française

 

site web SITE FRANCAIS français (1)


site web
SITE FRANCAIS français (2)


résumé français


 

I am also grateful to
Tina Negus    (http://www.flickr.com/photos/84265607@N00/sets/72157600159376057/)
,
John Harding    (www.sheelanagig.org),
Sean Breadin, photographer
Joël Jalladeau and Jacques Martin    (http://jalladeauj.fr/modillonsbis/styled/index.html),
Florence Merlenghi
and
Julianna Lees,
for information and several important photos.


 

list and distribution-map of
male and female exhibitionists in Western Europe

 

'Prudery is the worst form of Avarice'
Stendhal
'La pruderie est une espèce d'avarice, la pire de toutes'

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"Absolutely wonderful !
Years ago I read Images of Lust and was delighted by this new world, strangely absent from many histories of eroticism, art and culture in general. This [website] is really illuminating and sets high standards for websites."

- Antonio Dominguez Leiva, Reader in comparative literature at the University of Burgundy, Dijon.

sheela-na-gigs

 

 

The figures below have nothing to do with exhibitionist sculptures in Europe:
they are Caral images of famine from Peru.

updated June 2026

 

 

Des sculptures sexuellement explicites se trouvent sur un certain nombre d'églises médiévales
surtout en France et en Espagne.
Cette étude examine les origines et les objectifs de ces sculptures,
les considérant non pas comme des symboles magiques de fertilité,
ni même comme des idoles d'anciennes religions préchrétiennes,
mais comme des �uvres sérieuses qui traitent du comportement et du salut des populations médiévales,
et qui appuient ainsi les enseignements moraux de l'Église.

Mais les premières recherches sur le phénomène exhibitionniste ont commencé avec les châteaux anglo-normands en Irlande,
plus d'un siècle avant que les Français prudes ne regardent les corbeaux des églises sans dégoût.
Malheureusement, en raison d'un malentendu linguistique,
ces figures ont été baptisées « sheela-na-gigs »,
alors que nous savons aujourd'hui qu'elles auraient dû être appelées « sheela-na-jigs ».


Guitton, Laurent: La fabrique de la morale au moyen âge, chapitre III
Presses univsitaires de Rennes : extraits

«...Conçue au milieu du xixe siècle, l’idée que la Sheela-na-gig serait une représentation du péché de luxure revient régulièrement sous la plume des auteurs. Mais cette approche a commencé à être nuancée à partir des années 1970 par plusieurs historiens anglo-saxons [et irlandais]. S’ils reconnaissent toujours dans ces figures une volonté de dénonciation du péché de chair de la part de clercs marqués par une profonde misogynie, l’idée que ces femmes aient pu revêtir une fonction positive commence à germer. Deux explications majeures sont dès lors avancées, en liaison avec la localisation fréquente de ces sculptures dans des emplacements liminaires. D’un côté, la nudité et l’ostentation du sexe féminin conféreraient à ces représentations une puissance apotropaïque, une force de protection contre le diable, voire même une fonction magique, en détournant le mal par le mal.

...dans l’Occident chrétien, la présence des images sexuelles est un fait iconographique avéré, d’une grande diversité formelle et d’une ampleur numérique loin d’être négligeable. Pourtant, jusqu’à peu, elles ont été considérées comme peu dignes d’intérêt, voire incongrues et gênantes dans l’espace consacré des églises. Perçus comme relevant de la sphère du « profane », l’on avait beau jeu de préciser que la plupart de ces motifs étaient disposés sur les parties extérieures des sanctuaires, plus particulièrement sur les modillons. Or, [rien que] en Bretagne pour l’ensemble des édifices religieux romans, les sculptures qui nous sont parvenues sont presque toutes localisées à l’intérieur des bâtiments, le plus souvent sur des chapiteaux situés dans la nef, et sont donc visibles par les fidèles. Une autre explication majeure a consisté à y voir une dénonciation par le clergé des plaisirs de la chair. Ces deux conceptions classiques ont en commun de sous-entendre une opposition nette entre clercs et laïcs. Pour l’Église, il aurait été nécessaire d’envoyer un message fort en recourant à des images crues, pour prodiguer une admonestation morale contre la luxure.

C’est faire peu de cas des phénomènes de réception des images et des réactions qu’elles engendrent. Ces images ont pu aussi être considérées comme des objets burlesques, prêtant plus à rire qu’à s’indigner ou se culpabiliser. Pour les simples fidèles, ces figures pouvaient prendre une connotation positive, par une réinterprétation de leur sens ou de leur utilité. À moins qu’il ne faille renverser l’ordre des choses, en se demandant si ce n’est pas l’institution ecclésiale qui aurait intégré des motifs d’une religiosité préexistante dans un contexte christianisé. Ces sculptures ont peut-être eu aussi un but utilitaire de protection ou de procréation : l’exhibition des parties sexuelles pouvait à la fois protéger des forces maléfiques et favoriser la fertilité des corps...»,

 

Riviere, near Chinon. Photo Jalladeau.